L’impression express : l’avenir des livres de demain

L’impression express s’annonce comme l’imprimante du futur. Il suffit de choisir un livre numérique depuis un ordinateur, puis de cliquer sur une touche pour avoir un livre imprimé.

PUF et La Martinière ont présenté 2 modèles d’imprimante express au Salon du livre qui s’est tenu dernièrement à Paris.

Une machine importée des États-Unis

Dénommée ‘Espresso Book Machine’, cette imprimante a déjà servi dans plusieurs librairies et universités américaines. Le produit proposé par PUF a été conçu par Xérox et importé en France par Irénéo et Unic.

Hubert Pédurand de l’Unic stipule qu’il s’agit d’un appareil qui permet d’imprimer de toute sorte de livres. On peut poser dans toutes les médiathèques, librairies et universités, confirme-t-il.

Le modèle proposé par La Martinière est nettement plus petit. Il a été conçu par Ricoh et importé par Orséry.

Encombrante et coûteuse

L’Espresso Book Machine procure une grande rentabilité au niveau de l’entreposage des ouvrages. Toutefois, il faut dépenser environ 100 000 euros pour en acquérir. Hubert Pédurand souhaite qu’Ireneo exploite les brevets et conçoive de telles machines pour que le rendre plus accessible.

La taille de l’Espresso est également un problème de taille, car la machine est trop encombrante (1.5 m de haut et 2 m de large).

Par ailleurs, ceux qui trouvent que cette machine est trop coûteuse et/ou encombrante, les PUF disposent d’une solution : établir un réseau permettant aux librairies de recevoir des livres imprimés sans nécessiter d’installer l’Espresso dans leurs établissements.

Contrer Amazon

L’impression des ouvrages peu demandés pour être rentables ne se fait plus avec une imprimante classique. Chez PUF entre autres, 300 livres ne sont plus sur le marché faute de demande. Aussi, les clients ne vont plus dans une librairie pour trouver un livre, mais consultent Amazon.

Selon Hubert Pédurand, l’Espresso Book Machine est un moyen efficace pour attirer à nouveau les clients vers les librairies, car il peut proposer le livre recherché en moins de 5 minutes, contre 2 jours sur Amazon.

Mais pour que cette machine s’impose réellement, il est impératif que les maisons d’édition soient séduites par son utilisation.

Se venger du numérique

L’industrie du livre a beaucoup souffert de l’avènement du numérique. Ceci dit, cette machine pourrait inverser la tendance vu qu’il imprime à la demande, selon Hubert Pédurand. Il s’agit en quelque sorte d’une contrattaque du papier sur le numérique, ajoute-t-il.

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