Enquête sur la musique des camps de concentration

Hélios Azoulay est un passionné de l’histoire de la musique. Cette fois, il nous propose dans son nouvel ouvrage, ‘L’enfer aussi a son orchestre’, la musique au sein des camps de concentration.

Cela fait quelques années qu’Hélios Azoulay se passionne sur l’histoire de la musique née dans les camps de concentration. Dans son livre, ‘L’enfer aussi a son orchestre’, il parle de la musique conçue dans ces abominables camps et qui a permis aux détenus de supporter les atrocités qu’ils ont endurées.

 

L’espoir vient de la musique

L’auteur travaille sur la musique des camps de concentration depuis 8 ans. D’après ses enquêtes, la musique était source d’espoir dans ces lieux effroyables. Le livre a été publié par ‘Librairie Vuibert’. Mais l’auteur a été assisté par Pierre-Emmanuel Dauzat. D’ailleurs, le livre propose une idée de cet érudit.

 

Enquêter auprès des victimes

Pour écrire son livre, l’écrivain a dû rencontrer des personnes ayant vécu les malheurs de ces camps. Il est entré en contact avec des témoins, qui ont vu et vécu ces choses horribles. Au cours de son enquête, il s’est toujours demandé s’il était digne de recevoir les confidences de ces personnes qui ont vécu tant de choses atroces. Cependant, il s’est rassuré en se disant que c’était son devoir d’en parler.

Au cours de ses enquêtes, l’auteur a souvent essuyé des refus. Un résistant originaire de Normandie lui a par exemple remis son journal de ‘Buchenwald’, mais ne s’est jamais présenté. L’auteur fait remarquer que l’atrocité des camps ne concernait pas seulement les juifs, mais aussi les résistants.

 

Un opéra dédié à Jeanne d’Arc

Dans la 3e partie du livre, on peut trouver un opéra de Viktor Ullmann qu’il a dédié à Jeanne d’Arc. Celui-ci était un grand compositeur emprisonné au camp de Theresienstadt. Avant d’être gazé à Auschwitz, il a pu composer 2 actes. D’après l’écrivain, l’œuvre met en avant une belle réconciliation et un poème sublime.

Viktor Ullmann a rédigé un livret, dont 2 pages pour piano. L’œuvre n’est pas achevée et l’écrivain compte bien la terminer, mais à sa manière. L’écrivain a présenté l’œuvre d’Ullmann à l’Opéra de Rouen. Toutefois, ce dernier a refusé du fait qu’elle manque d’intérêt.

À la fin du livre, il y a un CD présentant toute la musique jouée dans les camps : berceuses, des œuvres élégantes, mais aussi effroyables.

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